Voici, selon l’UQAM, les raisons courantes de faire un plan d’affaires (référence) :
- Pour articuler nos pensées dans un projet viable
- Pour organiser le déploiement
- Pour convaincre les autres et soi-même
- Pour obtenir du soutien
- Pour obtenir du financement
Tout cela dans le but de prévoir, structurer, ordonnancer, effectuer un suivi, mesurer et apprendre. Mais où parle-t-on de la réaction face à la clientèle ou de la façon de faire face aux réalités imprévues?
Malgré le fait qu’un plan d’affaires nous oblige à nous poser des questions, devoir en faire l’exercice écrit est en soi inutile, d’autant plus que personne ne lit réellement ce document. Vous me direz toutefois qu’il est important de savoir bien présenter ses idées. Soit, mais faites votre présentation devant des gens (par exemple dans un centre d’entrepreneuriat comme le CEFQ) et vous verrez tout de suite leurs réactions face à votre idée. Les changements à apporter deviendront ainsi très clairs pour vous. Faire un bon « pitch » de vente est toutefois une autre question…
Plan d’affaires vs modèle d’affaires
Selon plusieurs spécialistes, fabriquer un modèle d’affaires en tant que première étape de création d’entreprise est un meilleur investissement de temps que la fabrication d’un plan d’affaires dans sa forme traditionnelle. Plus organique, il engendre plus de succès qu’un plan préétabli, figé ne tenant point compte des réactions et commentaires constants et combien précieux des clients. Le modèle d’affaires décrit comment une entreprise crée, livre et capture de la valeur.
Bien entendu, l’idée reste la même : il ne suffit pas de se lancer tête première, il faut y réfléchir AVANT. Mais est-ce nécessaire d’écrire un document de 30-50 pages là-dessus ? À leur avis, non.
À chacun sa façon de faire son modèle d’affaires (graphiques, énumérations, schémas, tableaux, ambiance board etc.) qu’importe… Il suffit de le fabriquer et de l’adapter à la réalité en ajustant ses actions en conséquence, le mettre à l’épreuve, bref !
Un modèle d’affaires permet de réagir en toute cohérence. Il devient donc important de l’entretenir et de s’y référer tout au long de la vie de l’entreprise.
Tant que vous n’êtes pas sorti hors du bureau pour mettre vos idées, suppositions, prédictions à l’épreuve, votre plan n’est que récit de fiction. Pourquoi perdre de précieuses heures à prétendre… quand il est possible de tester ? Il est très important de sortir et de faire vivre, même en partie ou à très petite échelle, votre projet. Prendre de petites décisions et passer à de petites actions. Et réappliquer.
Pour en savoir plus :
http://steveblank.com/2010/04/08/no-plan-survives-first-contact-with-customers-%E2%80%93-business-plans-versus-business-models/
http://claudeananou.blogspot.com/
http://expertise.hec.ca/claude_ananou/
À venir : Qu’est-ce que le lean start-up ? Ou la méthode RDA ou par itérations ?